Peut-être vous est-il déjà arrivé de vous sentir comme un imposteur dans ce que vous faites, que ce soit au travail, dans la réalisation d’un projet qui vous tient à cœur ou même parfois dans vos loisirs.

Une bonne nouvelle, vous n’êtes pas le ou la seul(e).

De nombreuses personnes souffrent, aujourd’hui, du sentiment de pas être légitime dans leurs accomplissements personnels ou professionnels.

La peur de ne pas être à la hauteur, douter de ses capacités, cela peut être le signe du syndrome de l’imposteur et celui-ci peut générer un véritable mal-être au quotidien.

Mais comment le reconnaître et le combattre ?

Nous allons dans cet article mettre en lumière ce phénomène, comprendre comment le diagnostiquer et enfin, comment s’en défaire pour enfin être libre de se réaliser pleinement.

 

Qu’est-ce que le syndrome de l’imposteur ?

 

Il est très souvent remarqué que les personnes souffrant du syndrome de l’imposteur ont un doute qui les empêche de reconnaître leur compétence et leur expérience.

Ces personnes ont le sentiment de ne pas être légitime, de ne pas mériter leur place, les avantages dont elles bénéficient et qui découlent, justement, de leur compétence.

La forme la plus poussée peut même vous faire croire que tous les bonheurs que vous obtenez, tous les mérites qu’on vous attribue ne viennent pas de vous ou de vos actes, mais sont dus à des facteurs extérieurs.

C’est comme cela que naît ce syndrome de l’imposteur, d’une impression d’imposture.

Ainsi, les personnes qui en souffrent sont persuadées de voler une identité, d’escroquer les autres et de ne pas mériter leur place.

Il arrive même que certaines personnes aient le sentiment de tromper et d’abuser de leurs proches, amis comme famille.

De ces sentiments, naît la peur de se faire démasquer, d’être mis à nu par cette vie construite par la chance et non le mérite.

Il faut cependant relativiser et faire une introspection. Il est naturel de douter, c’est humain.

Si effectivement, vous êtes arrivé à un certain niveau, une certaine place de manière illégitime, légale ou non, en usant des faiblesses des autres, alors il est naturel de se sentir coupable.

Mais le syndrome de l’imposteur, ce n’est pas çà. Tout le mérite vous revient mais vous n’acceptez pas de le reconnaître.

 

Les signes du syndrome de l’imposteur

 

Voici une liste non-exhaustive des signes les plus fréquents. Cela vous permettra d’y voir un peu plus clair sur votre situation :

  • Vous n’attribuez pas vos succès à vous-même ;
  • Vous avez de la difficulté à accepter les compliments sur vos compétences ;
  • Vous avez peur de ne pas être à la hauteur ;
  • Vous avez peur de demander ;
  • Vous attribuez l’ensemble de vos succès à la chance, le contexte, … ;
  • Vous avez difficile à accepter la critique, cela vous peine pendant des heures, des jours ;
  • Vous êtes perfectionniste, il faut tout vérifier plusieurs fois pour éviter toute erreur possible ;
  • Vous êtes porté à vous critiquer durement ;
  • Vous vous comparez aux autres ;
  • Vous évitez de vous mettre en avant ;
  • Vous considérez que ce que vous avez est suffisant.

Si vous remplissez la plupart de ces cases, il se peut que vous soyez atteint de ce syndrome.

Voyons maintenant comment s’en libérer.

 

Les origines du syndrome de l’imposteur et quelques pistes de résolution.

 

Notre société avec ses valeurs est en partie responsable.

Nous vivons dans une société très individualiste qui nous pousse à nous mettre en compétition avec les autres. Nous vivons au travers de la reconnaissance des autres et nous basons nos compétences et nos performances sur celle-ci.

Cette habitude de comparer nos performances à celles des autres peut créer un sentiment d’infériorité.            

Mais ce n’est pas tout. L’estime de soi et la confiance en soi interviennent également.

L’estime de soi est la valeur que nous nous accordons. Il s’agit de la reconnaissance que nous avons envers nous-même, envers nos propres actions et réalisations passées.

La confiance en soi repose sur la reconnaissance de nos compétences et de nos qualités. Mais savez-vous que la confiance en soi est contextuelle et temporaire ?

Pour avoir confiance en vous, il faut que vous soyez familier avec le contexte où vos compétences sont nécessaires. Si pas, il est normal que vous manquiez de confiance mais cela s’appelle l’apprentissage et ne justifie pas de vous remettre en question.

Rappelez-vous aussi que la confiance en soi est temporaire. Si vous n’exercez pas vos compétences pendant un certain temps, vous serez moins franc au moment de vous y remettre. Rassurez-vous cela revient vite !

La manière donc vous acceptez l’erreur ou l’échec est également importante.

L’erreur est humaine et il est naturel d’en commettre. L’échec est une opportunité pour apprendre. L’erreur est de ne pas apprendre de vos échecs et non d’en commettre.

Se focaliser sur les obstacles, les difficultés et les échecs ne font qu’accentuer ce syndrome.

Il vous faut vous concentrer sur les méthodes de résolution utilisées par le passé pour surmonter les difficultés actuelles, vous en êtes capable !

Enfin, il y a le regard des autres. Qu’a-t-il de si effrayant ce regard ? Croyez-en vous et le reste suivra !

Si vous ne vous aimez pas vous-même, comment voulez-vous que les autres le fassent !

 

Pour conclure

 

Le syndrome de l’imposteur n’est pas une maladie. 70% d’entre nous y ont été confronté au moins une fois dans leur vie.

Pour combattre ce mal-être, la solution est en vous.

Il vous suffit de reconnaître la situation pour ce qu’elle est et de décider d’en sortir en remplaçant vos pensées négatives par des formules positives.

Vous êtes une personne formidable et vous devez vous en convaincre.

Plus facile à dire qu’à faire ?

J’en conviens. Si la situation s’avère compliquée ou si vous souhaitez obtenir des résultats dans un délai écourté, faites appel à un(e) coach. N’abandonnez pas, la vie est plus facile et plus belle quand on se sent légitime.

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